Loïc SUSLENSCHI

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IA et efficacité opérationnelle : commencez par observer une journée de travail

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Tout le monde veut gagner du temps grâce à l’IA. Mais pour savoir où l’IA peut aider, il faut d’abord savoir où part le temps des équipes. La méthode DILO, « Day In the Life Of », part de leur journée réelle, tâche par tâche, pour repérer les leviers d’optimisation, dont ceux de l’IA.

La plupart des directions veulent que l’IA rende du temps à leurs équipes, mais peu savent précisément où ce temps passe aujourd’hui. Sans cette mesure, on choisit ses cas d’usage à l’intuition. Le risque : automatiser des tâches qui pèsent peu et passer à côté de celles qui coûtent le plus.

Prenons un directeur d’agence. 8 h 45 : il ouvre l’agence. 9 h 10 : premier rendez-vous client. Viennent ensuite les validations, les mails, les dossiers à compléter, les alertes à traiter. À la fin de la journée, une question reste ouverte : combien de temps a-t-il vraiment passé avec ses clients ?

Les outils de reporting ne répondent pas à cette question. Ils mesurent des volumes, pas le temps consacré à chaque tâche. Pour le savoir, il faut observer.

« Les outils de reporting mesurent des volumes.
DILO mesure le temps. »

DILO cartographie le temps de travail réel d’un métier en 6 semaines, en trois étapes : un référentiel, une observation, une synthèse. Dans un réseau bancaire de ~270 agences, 83 observateurs internes ont ainsi suivi la journée de 1 800 collaborateurs.

  1. Un référentiel qui couvre 100 % des activités du métier. Avant d’observer, on liste toutes les tâches du métier : commerciales, administratives, opérationnelles. Chaque minute observée pourra ainsi être rattachée à une activité précise.
  2. Des collaborateurs observés de leur arrivée à leur départ. Un observateur suit un collaborateur pendant une journée entière, chrono en main. Il horodate chaque tâche, sans rien extrapoler. L’observation porte sur la journée telle qu’elle se déroule, pas sur la journée prévue.
  3. Une synthèse rôle par rôle. Les observations sont consolidées par métier : conseiller, directeur d’agence, gestionnaire… On obtient une carte du temps qui montre, pour chaque rôle, la répartition réelle de la journée.

La carte du temps montre la part réelle du temps commercial face à l’administratif et aux opérations, et donc les tâches où l’IA et l’automatisation ont le plus d’impact. C’est une mesure, pas une estimation déclarative.

Elle permet de répondre à des questions simples et rarement documentées :

  • Quelle part de sa journée un conseiller consacre-t-il vraiment à ses clients ?
  • Quelles tâches administratives reviennent le plus souvent, et combien de temps prennent-elles ?
  • Où se trouvent les ressaisies, les validations en cascade, les temps d’attente ?

Ces réponses donnent une base commune pour décider : on compare des minutes observées, et non plus des ressentis.

DILO montre où passe le temps. Les leviers sont identifiés ensuite avec Stanwell, puis chiffrés avec la méthode AVA. Sur certains processus, les gains obtenus vont jusqu’à 80 à 90 % de temps gagné, notamment grâce à l’automatisation.

Une fois la carte établie, chaque tâche chronophage est examinée sous quatre angles :

  • Simplification : la tâche est-elle encore utile sous cette forme ?
  • Automatisation : peut-elle être prise en charge par un outil, en tout ou partie ?
  • Data : l’information existe-t-elle déjà ailleurs, ce qui éviterait de la ressaisir ?
  • IA : une aide à la rédaction, à l’analyse ou à la décision peut-elle accélérer la tâche ?

📌 Cas client : chez un acteur bancaire, le temps d’instruction d’un crédit immobilier est passé de 7 h à 1 h 30 après automatisation. Tout a commencé par l’observation de la journée réelle des équipes.

L’observation repose sur une application développée avec WedR, que vos équipes peuvent réutiliser après la mission. La mesure ne s’arrête donc pas au premier diagnostic.

L’application guide l’observateur : il sélectionne la tâche en cours dans le référentiel, et l’horodatage se fait automatiquement. Les données sont consolidées au fil de l’eau, ce qui permet de produire la synthèse rôle par rôle dans les 6 semaines.

Vos équipes gardent l’outil et le référentiel. Elles peuvent refaire une mesure après la mise en place d’un levier, ou étendre l’observation à un autre métier.

Combien de temps dure une mission DILO ?

6 semaines, du cadrage du référentiel à la synthèse rôle par rôle.

Combien d’observateurs faut-il ?

Cela dépend de la taille du réseau et du nombre de métiers observés. Dans un réseau bancaire de ~270 agences, 83 observateurs internes ont suivi 1 800 collaborateurs.

Comment les équipes vivent-elles l’observation ?

L’observation est annoncée en amont aux équipes. Elle porte sur l’organisation du travail, et non sur la performance individuelle. Les observateurs sont eux-mêmes des collaborateurs internes.

DILO calcule-t-il le temps gagné grâce à l’IA ?

Non. DILO mesure où passe le temps aujourd’hui. Les leviers, dont l’IA, sont identifiés ensuite avec Stanwell, et leurs gains sont chiffrés avec la méthode AVA.

Prêt à observer la journée de vos équipes ?

En 6 semaines, DILO vous donne une carte du temps réelle, rôle par rôle, et une base solide pour choisir vos leviers : simplification, automatisation, data et IA. Échangeons sur votre contexte et sur les métiers à observer en priorité.

Loïc SUSLENSCHI

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